Poulet fermier nappé d’une sauce crémeuse au vin jaune du Jura et aux morilles, servi en cocotte

Plat principal

Poulet à la crème et aux morilles du Jura (vin jaune)

Le grand plat de fête du Jura : un poulet fermier doré, une sauce nappante à la crème et au vin jaune, et des morilles réhydratées qui parfument tout. Un classique comtois généreux, à servir avec un peu de riz ou des pâtes fraîches.

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 50 min
  • Repos : 30 min
  • Coût modéré
  • 4 personnes
  • Intermédiaire
  • Toute l’année

Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • cocotte
  • passoire (pour filtrer le jus de morilles)
  • saladier
  • spatule
  • couteau

L'astuce du chef

Trois gestes font ce plat. 1° Les morilles : réhydratez-les 30 minutes dans de l’eau tiède, rincez-les plusieurs fois pour ôter le sable, et filtrez le jus de trempage pour l’ajouter à la sauce. 2° La coloration : saisissez les morceaux de poulet côté peau jusqu’à une belle croûte dorée, c’est elle qui donne du goût au fond de sauce. 3° La liaison : ajoutez le vin jaune en fin de cuisson et la crème hors gros bouillon, puis laissez réduire à feu doux jusqu’à ce que la sauce nappe la cuillère, sans jamais bouillir fort.

Préparation pas à pas

  1. Réhydrater les morilles 30 min

    Plongez les morilles séchées dans un bol d’eau tiède 30 minutes. Rincez-les plusieurs fois sous l’eau claire pour ôter tout sable, puis pressez-les. Filtrez le jus de trempage à travers une passoire fine et réservez-le.

  2. Dorer le poulet 12 min

    Salez et poivrez les morceaux. Dans la cocotte, faites-les colorer sur toutes les faces dans un filet d’huile et un peu de beurre, côté peau d’abord, jusqu’à une croûte dorée. Réservez-les.

  3. Faire suer échalotes et morilles 6 min

    Dans la même cocotte, faites suer les échalotes dans le beurre restant, ajoutez les morilles et laissez revenir 3 minutes. Singez avec la farine et mélangez.

  4. Mouiller et mijoter 35 min

    Versez le bouillon et le jus de morilles filtré, remettez le poulet, couvrez et laissez mijoter à feu doux environ 35 minutes, jusqu’à ce que la volaille soit cuite à cœur (jus clair).

  5. Crème et vin jaune 10 min

    Retirez les morceaux, ajoutez le vin jaune et la crème dans la cocotte, laissez réduire à feu doux jusqu’à ce que la sauce nappe la cuillère, sans bouillir fort. Rectifiez l’assaisonnement.

  6. Napper et servir 2 min

    Remettez le poulet dans la sauce pour le réchauffer, nappez et servez aussitôt avec un riz ou des pâtes fraîches.

Le conseil du caviste

L’accord de tradition, c’est le vin jaune lui-même : servi à 14-15 °C, ses arômes de noix prolongent la sauce. Si vous préférez un blanc plus accessible, un chardonnay sec et mûr, légèrement boisé, épouse la crème et les morilles à merveille, servi frais à 10-12 °C. Évitez les blancs trop vifs ou trop jeunes, qui casseraient la rondeur du plat.

Les bouteilles de la cave

Dépannage

La sauce a tranché

La crème a bouilli trop fort avec le vin : hors du feu, fouettez vivement, ou ajoutez une cuillère de crème froide pour la relier. Maintenez toujours un simple frémissement.

Les morilles crissent sous la dent

Elles étaient mal rincées : rincez-les toujours plusieurs fois en les pressant, et filtrez le jus de trempage avant de l’utiliser.

La sauce est trop liquide

Retirez le poulet et prolongez la réduction à feu doux ; le roux et la crème l’épaississent en quelques minutes.

Le goût du vin jaune est trop discret

Ajoutez-le en fin de cuisson, jamais en début : une longue ébullition évapore ses arômes de noix.

Conservation & préparation anticipée

2 jours au réfrigérateur dans un contenant fermé. Réchauffez doucement à la casserole sans faire bouillir, en vous assurant que le cœur est brûlant. Ce plat crémeux ne se prête pas bien à la congélation, la sauce pouvant se déliter.

Variantes

Aux champignons de Paris

Hors saison des morilles, remplacez-les par des champignons de Paris ou des trompettes ; ajoutez quelques morilles séchées pour le parfum.

Au comté

Une poignée de comté râpé fondue dans la sauce en fin de cuisson, pour une version encore plus montagnarde.

En volaille de fête

Réalisez la même sauce avec un chapon ou une pintade pour un repas de fêtes.

Questions fréquentes

Par quoi remplacer le vin jaune ?

Le savagnin sec, cépage du vin jaune, en est le plus proche. À défaut, un vin blanc sec mûr additionné d’une touche de xérès sec s’en rapproche, sans jamais l’égaler tout à fait.

Faut-il retirer la peau du poulet ?

Non : c’est en la dorant qu’on développe le goût de la sauce. Vous pouvez la retirer au moment de servir si vous la préférez plus légère.

Peut-on préparer ce plat à l’avance ?

Oui, la veille : arrêtez-vous avant l’ajout de la crème et du vin jaune, que vous incorporerez au réchauffage doux, pour une sauce parfaitement liée.

Comment savoir si le poulet est cuit à cœur ?

Le jus qui s’écoule à la piqûre doit être clair, sans trace rosée, et la chair se détache facilement de l’os.

C’est le plat qui résume le Jura à lui seul : la noix des morilles, la puissance du vin jaune et la douceur de la crème réunies autour d’un beau poulet fermier. Un plat du dimanche et des grandes tablées. La recette détaillée est ci-dessus ; voici les gestes qui font la différence et l’accord du caviste.

Le vin jaune et les morilles, un duo comtois

Le vin jaune du Jura, élevé sous voile, développe des arômes de noix et de curry qui n’ont pas d’équivalent. On l’ajoute en fin de cuisson pour préserver son parfum, jamais en pleine ébullition prolongée. Les morilles, elles, se réhydratent dans de l’eau tiède : gardez ce trempage filtré, c’est un concentré de goût qui enrichit la sauce. Rincez toujours les morilles plusieurs fois, elles retiennent souvent du sable.

Une sauce nappante sans la faire trancher

La crème fraîche épaisse s’ajoute hors gros bouillon et on laisse réduire à feu doux jusqu’à ce que la sauce nappe la cuillère. Un frémissement suffit : à trop forte ébullition, la crème et le vin risquent de grainer. Rectifiez le sel à la toute fin, le vin jaune et le bouillon étant déjà sapides.

Quel vin avec le poulet au vin jaune et morilles ?

La logique veut qu’on serve le même vin que dans la sauce : un vin jaune du Jura, servi autour de 14-15 °C, dont les notes de noix font écho au plat. À défaut, un beau chardonnay sec et mûr tient magnifiquement ce rôle crémeux et boisé : dans nos rayons, le Domaine de Mayat Chardonnay accompagne ce plat avec justesse. Servez-le bien frais, à 10-12 °C.

À table dans l’esprit montagnard

Prolongez le repas comtois avec une morbiflette au Morbier, une fondue savoyarde ou une tartiflette les soirs d’hiver. Pour vous faire conseiller un vin jaune ou un chardonnay, passez à la boutique de Sainte-Foy-la-Grande ou de Creysse.

Allergènes

Contient lait (crème, beurre) et gluten (farine du roux). La volaille doit être cuite à cœur, sans jus rosé ; ne laissez pas le plat plus de 2 heures à température ambiante et réservez-le au frais sans attendre.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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