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Grignan-les-Adhémar

La Drôme provençale, où le grenache pousse à sa limite de maturité.

Région
Provence & Vallée du Rhône
Pays
France
Protégée depuis
16/12/2011
Superficie du vignoble
environ 1 195 hectares
Couleurs et styles
Blanc, Rouge, Rosé, Tranquille
Dossier européen
PDO-FR-A0929

Le terroir

Vingt et une communes de la Drôme, au cœur de la Drôme provençale, sur la rive gauche du Rhône, au sud de Montélimar et au nord de Bollène, entre le fleuve à l'ouest et l'Enclave des Papes. C'est un territoire de transition et un carrefour entre le Dauphiné actuel et le Comtat, le Massif central et les Préalpes.

L’appellation

Grignan-les-Adémar s'est longtemps appelée Coteaux du Tricastin, du nom des Tricastini, la tribu celte qui occupait la région bien avant l'arrivée des Romains. Le vignoble a bien failli disparaître : en 1965 il ne comptait plus que 365 hectares, et jusque dans les années 1970 la région était surtout tournée vers la truffe.

Sa singularité vient de sa position septentrionale : le grenache y est implanté en limite de maturité, et il en tire finesse, élégance du fruité et rondeur plutôt que puissance. La syrah complète l'assemblage et assure la structure tannique, l'intensité de la couleur et la finesse des arômes végétaux et floraux. Les rouges se boivent généralement jeunes, avec un potentiel de garde lié à la présence de syrah.

Servez les rouges à 16 °C, les rosés à 10 °C, sur une grillade, une ratatouille ou un fromage de chèvre. Trois à six ans.

Histoire et évolutions

La découverte en 1983 d'une importante ferme viticole romaine à Donzère, avec son fouloir, ses pressoirs et ses dolia, révèle une capacité de production d'environ 2 500 hectolitres : c'est la deuxième exploitation viticole du monde romain découverte à ce jour. En 1991, la découverte de deux cent vingt-cinq amphores vinaires gauloises à Saint-Paul-Trois-Châteaux confirme une circulation du vin déjà développée au Ier siècle après Jésus-Christ.

Au Moyen Âge, la mention la plus ancienne date de 1035 : une charte du cartulaire de Saint-Chaffre fait état d'une donation de vignes situées à Grignan à cette abbaye. À la Renaissance, le vin de Grignan est mentionné à plusieurs reprises dans les impôts locaux, avec un trentain sur le vin voté en 1433.

En 1611, les délibérations consulaires de Grignan interdisent d'acheter du vin étranger, afin que le vin du lieu se vende mieux. En 1728, les consuls collectent 2500 barraux de vin, soit environ 1 529 hectolitres. En 1835, Delacroix note que le vin et la soie sont les productions principales de Grignan, avec 250 hectares de vigne sur la seule commune.

En 1850, la superficie totale du vignoble atteint 2 500 hectares, mais la crise phylloxérique de 1885 le frappe durement. Les terres à vigne sont alors plantées en lavandins, en pois, en céréales ou en chênes truffiers. En 1965, le vignoble ne compte plus que 365 hectares, et jusque dans les années 1970 la région du Tricastin reste surtout tournée vers la production de truffes.

En 1962, une demande de reconnaissance en vin délimité de qualité supérieure Coteaux du Tricastin est déposée, acceptée par l'arrêté du 13 mars 1964. Dix ans plus tard, les producteurs affinent leur encépagement et obtiennent la reconnaissance en appellation d'origine contrôlée le 27 juillet 1973. La production progresse ensuite rapidement, passant de 53000 à 78 000 hectolitres entre 1976 et 1983.

Le changement de nom de Coteaux du Tricastin en Grignan-les-Adhémar, souhaité de longue date par les producteurs, est officialisé par le décret du 16 novembre 2010. En 2010, le vignoble couvre 2 600 hectares pour une production moyenne de 55 000 hectolitres.

D’après le cahier des charges officiel de l’appellation.

Les cépages

Cahier des charges en vigueur homologué le 29/11/2023

Raisin noirRaisin blanc

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