Grosses pommes de terre farcies au confit de canard effiloché, gratinées et dorées, dans un plat en terre, persil et ail, verre de rouge, table de ferme en bois, lumière chaude

Plat principal

Pommes de terre farcies au confit de canard : la recette périgourdine du lendemain de confit

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 1 h 20
  • Repos : 0 min
  • Moyen
  • 4 personnes, 8 demi-pommes
  • Facile
  • Automne, hiver
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Ingrédients

4 personnes, 8 demi-pommes

Ustensiles

  • UN PLAT À GRATIN EN TERRE (L'OUTIL DU PLAT : les 8 demi-pommes serrées, gratinées, et le plat va à table)
  • une cuillère à soupe (la chair prélevée en laissant 5 mm de paroi)
  • une fourchette (la chair écrasée grossièrement, jamais mixée)
  • une petite poêle (le confit réchauffé, l'échalote et l'ail fondus dans la graisse)
  • un pinceau (les peaux badigeonnées de graisse de canard)
  • une grille de four (les pommes de terre cuites dessus, pas dans un plat, pour une peau sèche)

L'astuce du chef

Des pommes de terre farineuses, grosses. Une bintje, une agria, une marabel, de 250 g, à chair farineuse qui s'écrase : la chair cuite au four devient une purée sèche et légère, qui absorbe la graisse et le jus du confit sans devenir collante. Une charlotte ou une ratte, à chair ferme, fait une farce compacte et cireuse ; à réserver aux sarladaises. Grosses, pour qu'il y ait de la chair et une coque solide.

Cuites au four, dans la peau, sur la grille. Une heure à 200 °C, piquées, posées directement sur la grille du four : la peau sèche, durcit et devient une coque, et la chair cuit à l'étouffée dedans, sèche et farineuse. Dans un plat ou dans l'aluminium, la peau reste molle et se déchire au moment de farcir. On vérifie avec la pointe d'un couteau : elle doit entrer sans résistance.

Le confit, effiloché à la main. Deux cuisses de confit du commerce ou maison, réchauffées 10 minutes dans leur graisse pour la fondre et attendrir la chair, désossées et effilochées à la main, en fibres : hachées au couteau ou mixées, elles se perdent dans la purée ; effilochées, on les retrouve à chaque bouchée. La peau, retirée, s'émiette sur le dessus et devient croustillante au four.

La graisse de canard, partout. Trois cuillères de la graisse du confit : deux pour fondre l'échalote et l'ail, une au pinceau sur les peaux, dedans et dehors, qui les fait dorer et croustiller. C'est la graisse qui fait le lien entre la pomme de terre et le canard, comme dans les sarladaises, et on n'y substitue pas de beurre.

L'échalote, l'ail, le persil. Une échalote et deux gousses d'ail fondus sans couleur dans la graisse, un bouquet de persil plat haché ajouté hors du feu : la persillade du Périgord, la même que celle des sarladaises et des cèpes, qui réveille le confit. On peut y ajouter une cuillère de cèpes séchés réhydratés et hachés, l'hiver.

La chair écrasée à la fourchette. La chair des pommes de terre, brûlante, écrasée grossièrement à la fourchette, jamais au mixeur, qui la rend collante et élastique : on veut une purée rustique, avec des morceaux, où les fibres de canard se mêlent. La crème et le jaune lient et donnent du moelleux ; la muscade et le poivre relèvent ; le sel se goûte, le confit étant salé.

La coque, 5 mm. La chair prélevée à la cuillère en laissant 5 mm de paroi contre la peau : moins, la coque se perce et s'affaisse ; plus, on perd de la farce. Les demi-pommes posées serrées dans le plat, pour qu'elles se tiennent, et badigeonnées de graisse.

La farce en dôme, tassée. Il y a plus de farce que de coques, c'est voulu : la farce se monte en dôme au-dessus de la peau, tassée à la cuillère, et c'est le dôme qui gratine et croustille. Une farce à ras de la peau fait des pommes de terre plates et tristes.

Le gratin, 20 minutes. La tomme ou le cantal râpé, la chapelure, la peau du confit émiettée : 20 minutes à 200 °C, le dessus doré, la peau craquante, l'intérieur brûlant. Sous le gril 2 minutes à la fin, pour la couleur, si le four est mou. Elles se préparent à l'avance jusqu'à ce point et se gratinent au moment.

Avec. Une salade verte à l'huile de noix, indispensable, pour le gras ; ou des haricots verts. Rien d'autre : c'est un plat complet, deux demi-pommes par personne, trois pour les gourmands.

Les pommes de terre farcies au confit boivent un rouge du Sud-Ouest, souple et fruité. C'est un plat de confit, gras et parfumé, mais adouci par la pomme de terre et la crème : il veut un rouge du pays, avec du fruit et de la souplesse, un bergerac, un pécharmant, un bordeaux, un montravel, dont le fruit rejoint le canard et dont le tanin, modéré, coupe le gras sans durcir la purée. Pas de blanc, écrasé par le confit ; pas de rouge boisé et puissant, trop lourd pour un plat de semaine.

Préparation pas à pas

  1. Four à 200 °C ; pommes de terre lavées, brossées, séchées, piquées 6 fois à la fourchette ; sur la grille, 1 h 1 h

    Directement sur la grille : la peau sèche et durcit.

  2. Confit réchauffé 10 min à feu doux dans sa graisse ; cuisses sorties, peau retirée et réservée, chair désossée et effilochée à la main 12 min

    Effiloché en fibres, pas haché.

  3. Dans 2 cuillères de graisse : échalote ciselée et ail haché fondus 3 min sans colorer ; persil haché ajouté hors du feu 4 min

    La graisse du confit, pas du beurre.

  4. Pommes de terre cuites, coupées en deux dans la longueur ; chair prélevée à la cuillère en laissant 5 mm ; peaux posées dans le plat 5 min

    On se brûle : un torchon dans l'autre main.

  5. Chair écrasée à la fourchette avec le confit, l'échalote, le persil, la crème, le jaune ; muscade, poivre ; sel goûté 5 min

    Écrasée grossièrement : on doit voir les fibres du canard et les morceaux de pomme de terre.

  6. Peaux badigeonnées de graisse au pinceau, dedans et dehors ; farce répartie en dôme, bien tassée 4 min

    Le dôme dépasse la peau : c'est lui qui gratine.

  7. Tomme râpée, chapelure, la peau du confit émiettée dessus ; 20 min au four à 200 °C, le dessus doré et craquant 20 min

    La peau du confit, croustillante, est le bonus.

  8. Servies brûlantes, 2 demi-pommes par personne, avec une salade verte à l'huile de noix 2 min

    Le plat du lundi qui vaut le dimanche.

Le conseil du caviste

Des pommes de terre farcies au confit de canard, le lendemain de confit du Périgord, la chair écrasée avec le canard effiloché, l'ail, le persil et la graisse, gratinées dans leur peau.

Bordeaux Château Tour de Biot Rouge à 16 °C, le bordeaux souple et fruité, le rouge de semaine des pommes de terre farcies.

Château les Farcies du Pech Pécharmant à 17 °C, le pécharmant, le rouge du Périgord sur le confit, pour le dimanche.

Château Moulin Caresse Cent pour 100 Rouge à 17 °C, le montravel de garde, sur les pommes farcies aux cèpes de l'hiver.

Les pommes de terre farcies au confit boivent un rouge du Sud-Ouest, souple et fruité : c'est un plat de confit de canard, gras, parfumé à l'ail et au persil, mais adouci par la chair de pomme de terre écrasée et la crème, gratiné, un plat de semaine au goût de dimanche, et il veut un rouge du même pays, avec du fruit et de la souplesse, un bordeaux, un bergerac, un pécharmant, dont le fruit rejoint le canard confit et dont le tanin, modéré, coupe la graisse sans durcir la purée ; sur la version du dimanche, plus généreuse, un pécharmant plus profond ; sur les pommes farcies aux cèpes, un montravel de garde, dont la truffe et le sous-bois rejoignent le champignon ; un blanc est écrasé par le confit, et un rouge boisé et puissant écrase un plat de semaine. C'est la règle des restes de confit : le même rouge que la veille, ou un peu plus simple. Le Tour de Biot rouge, un bordeaux souple et fruité, à 16 °C, est le verre des pommes de terre farcies du lundi ; le Pécharmant des Farcies du Pech, à 17 °C, celui du dimanche ; et le Cent pour 100 de Moulin Caresse, un montravel de garde, à 17 °C, sur la version aux cèpes. La règle des pommes de terre farcies au confit : deux cuisses pour quatre, une salade à l'huile de noix, et le fond de la bouteille de la veille.

À éviter : un blanc, écrasé par le confit, et un rouge boisé et puissant, trop lourd pour un plat de semaine.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Bordeaux Château Tour de Biot RougeBordeaux Château Tour de Biot Rouge 6,00 €
Château les Farcies du Pech PécharmantChâteau les Farcies du Pech Pécharmant 14,00 €
Château Moulin Caresse Cent pour 100 RougeChâteau Moulin Caresse Cent pour 100 Rouge 16,00 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Les peaux se sont déchirées

Cuites dans un plat, ou évidées trop à fond. Sur la grille du four, et 5 mm de paroi laissés.

La farce est collante et élastique

Chair mixée, ou pommes de terre à chair ferme. Écrasée à la fourchette, et des farineuses.

C'est sec

Pas assez de graisse ou de crème. Trois cuillères de graisse de confit, 10 cl de crème, et le jaune.

C'est trop salé

Confit salé et sel ajouté sans goûter. Le sel à la fin, goûté, et souvent pas du tout.

Le dessus n'a pas gratiné

Four trop bas, ou farce à ras. La farce en dôme, 200 °C, et 2 minutes sous le gril.

On ne sent pas le canard

Confit haché trop fin, ou une seule cuisse. Deux cuisses pour quatre pommes, effilochées en fibres.

Conservation & préparation anticipée

Les pommes de terre farcies se gardent 3 jours au réfrigérateur, couvertes, et se réchauffent 20 minutes au four à 180 °C, couvertes d'aluminium les 10 premières minutes.

Elles se congèlent 2 mois, farcies et non gratinées ; gratinées directement sorties du congélateur, 35 minutes à 180 °C.

Elles se préparent la veille jusqu'au gratin, et passent au four au moment.

La farce seule se garde 2 jours et fait des croquettes, roulées dans la chapelure et frites.

Variantes

Le confit de canard aux pommes sarladaises

Notre confit de canard aux pommes sarladaises, le plat du dimanche du Périgord, dont ces pommes farcies sont le lendemain.

Le parmentier de canard confit

Notre parmentier de canard confit, l'autre façon de marier la pomme de terre et le confit, en gratin.

Les pommes de terre sarladaises

Nos pommes de terre sarladaises, la pomme de terre et la graisse de canard, à la poêle, la même persillade.

Les pommes de terre farcies au confit et aux cèpes

La même farce avec 30 g de cèpes séchés réhydratés 20 minutes dans l'eau tiède, égouttés, hachés et sautés avec l'échalote dans la graisse, et l'eau de trempage filtrée à la place de la crème : la version de l'hiver périgourdin, plus sombre et plus parfumée ; elle se boit avec un montravel de garde ou un pécharmant.

Questions fréquentes

Quelles pommes de terre choisir ?

Des farineuses, grosses, de 250 g : bintje, agria, marabel. Leur chair cuite au four s'écrase en purée sèche et légère qui boit la graisse et le jus du confit. Les chairs fermes, charlotte, ratte, amandine, font une farce compacte et cireuse ; on les garde pour les sarladaises. Et on les cuit sur la grille du four, pas dans un plat, pour une peau qui devient une coque.

Peut-on utiliser du confit en boîte ?

Oui, c'est même le cas le plus fréquent : deux cuisses de confit du commerce, en boîte ou en bocal, avec leur graisse, réchauffées 10 minutes à feu doux pour fondre la graisse et attendrir la chair. Un reste de confit maison de la veille fait aussi bien. Et un confit d'oie, plus fin, fait un plat plus rare.

Peut-on les préparer à l'avance ?

Oui, c'est un plat de réception qui se prépare la veille : les pommes farcies, couvertes au réfrigérateur, se gratinent au moment, 25 minutes à 200 °C à froid. Elles se congèlent aussi 2 mois, farcies et non gratinées, et passent au four directement sorties du congélateur, 35 minutes à 180 °C. Les restes se réchauffent 20 minutes au four.

Faut-il mettre de la crème ?

Un peu, 10 cl, avec un jaune : elle lie et donne du moelleux à une purée qui, cuite au four, est sèche. On peut la remplacer par 5 cl de lait et une cuillère de graisse de plus, à la périgourdine stricte, ou par l'eau de trempage des cèpes dans la version aux champignons. Sans rien, la farce est sèche.

Que servir avec ?

Une salade verte à l'huile de noix et au vinaigre de vin, et rien d'autre : c'est un plat complet, gras, deux demi-pommes par personne. Des haricots verts au beurre, à la rigueur ; une soupe légère avant ; et un fromage de chèvre après, ou une tarte aux noix, pour rester dans le Périgord.

Quel vin servir avec ?

Un rouge du Sud-Ouest souple et fruité : un bordeaux à 16 °C pour le lundi, un pécharmant à 17 °C pour le dimanche, dont le fruit rejoint le confit et dont le tanin modéré coupe le gras sans durcir la purée ; un montravel de garde sur la version aux cèpes. Pas de blanc, écrasé par le confit, ni de rouge boisé et puissant.

Dans le Périgord, on ne jette pas un reste de confit : il devient un parmentier, une salade, une omelette, ou ces pommes de terre farcies, qui sont peut-être la meilleure façon de le finir. Une grosse pomme de terre cuite au four dans sa peau, évidée, sa chair écrasée avec le confit effiloché, l'ail, le persil et la graisse, remise dans sa coque et gratinée : c'est un plat de semaine qui a le goût du dimanche, et qui se fait avec deux cuisses pour quatre personnes, ce que le confit seul ne permet pas.

Les ingrédients, pour 4 : 4 grosses pommes de terre farineuses, de 250 g, bintje ou agria ; 2 cuisses de confit de canard, avec 3 cuillères à soupe de leur graisse ; 1 échalote ; 2 gousses d'ail ; 1 bouquet de persil plat ; 10 cl de crème épaisse ; 1 jaune d'œuf ; 60 g de tomme ou de cantal râpé ; 2 cuillères à soupe de chapelure ; sel, poivre, muscade.

La méthode : pommes de terre lavées, piquées, 1 heure au four à 200 °C ; confit réchauffé dans sa graisse, désossé, effiloché ; échalote et ail fondus dans la graisse ; pommes de terre coupées en deux, chair prélevée à la cuillère, écrasée à la fourchette avec le confit, l'échalote, le persil, la crème, le jaune, muscade, poivre ; peaux badigeonnées de graisse, remplies en dôme ; tomme et chapelure ; 20 minutes au four à 200 °C ; servies avec une salade.

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