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Coteaux Varois en Provence

Le cœur du Var, à l'altitude la plus élevée de Provence : des rosés frais et tendus.

Région
Provence & Vallée du Rhône
Pays
France
Protégée depuis
15/11/1996
Superficie du vignoble
environ 2 877 hectares
Couleurs et styles
Blanc, Rouge, Rosé, Tranquille
Dossier européen
PDO-FR-A0725

Le terroir

Vingt-huit communes de la Provence calcaire, ceinturées au sud par les monts du Toulonnais et la Sainte-Baume, à l'est par la barre de Saint-Quinis, au nord par les plateaux de Canjuers, à l'ouest par le mont Aurélien et la retombée de la Sainte-Victoire. Les reliefs y sont marqués et culminent entre six cents et plus de mille mètres pour le massif de la Sainte-Baume. Rendement limité à 55 hectolitres par hectare. Cépages : grenache, syrah, cinsaut, mourvèdre, carignan, cabernet-sauvignon, tibouren, vermentino, clairette, grenache blanc, ugni blanc, sémillon.

L’appellation

Les Coteaux Varois en Provence occupent le centre du Var, dans une cuvette entourée de reliefs. L'altitude et l'éloignement de la mer y font des nuits plus fraîches que sur la côte, et cela s'entend dans les vins.

Les rosés, secs, à la robe d'un rose franc et vif, font la part belle au trio provençal cinsaut, grenache et syrah, avec des arômes de fruits frais et souvent de fruits rouges. Quelques notes épicées, ou de garrigue rappelant le thym, le romarin, le genêt et le genévrier, enrichissent parfois le profil. L'équilibre entre fraîcheur et structure y est particulièrement réussi.

Servez les rosés à 10 °C, les rouges à 16 °C, sur une cuisine provençale. À boire dans les trois ans pour les rosés.

Histoire et évolutions

La vigne est présente dans le Var dès l'époque romaine : les vestiges gallo-romains du site du Loou, sur la commune de La Roquebrussanne, révèlent une importante exploitation viticole ainsi qu'une fabrique d'amphores. Cette expansion marque un temps d'arrêt lors des invasions barbares des Ve et VIe siècles.

Le vignoble reprend son essor grâce aux moines de l'abbaye de Saint-Victor, puis aux Templiers et aux comtes de Provence, dont la résidence se trouve à Brignoles. Ces vins restent consommés localement, sur les tables des comtes de Provence ou au Parlement d'Aix, du Moyen Âge jusqu'à la fin du XIXe siècle.

L'encépagement se diversifie au fil des échanges entre l'Espagne, l'Italie et la vallée du Rhône. Une douzaine de cépages sont progressivement sélectionnés, dont le cinsaut, le grenache, le grenache blanc, le mourvèdre, la syrah, le tibouren, le carignan, la clairette et l'ugni blanc, ainsi que le vermentino, localement appelé rolle.

La fin du XIXe siècle, marquée par le développement des mines de bauxite autour de Brignoles, pousse les mineurs à cultiver la vigne pour un complément de revenus. La coopération, née au début du XXe siècle, s'implante alors fortement dans le centre Var.

Le nom de Coteaux varois apparaît pour la première fois en 1945, dans un texte réglementaire fixant les prix des vins. L'arrêté du 28 juin 1984 reconnaît le vin délimité de qualité supérieure Coteaux varois, avant que l'appellation d'origine contrôlée ne soit accordée le 26 mars 1993, puis renommée Coteaux varois en Provence le 2 août 2005.

En 2009, 117 500 hectolitres sont produits sur 2 560 hectares, par 81 caves particulières et 10 caves coopératives. Les rosés représentent alors 85 % de la production.

Le cahier des charges en vigueur, homologué le 8 juin 2026, admet à titre expérimental et sous convention des variétés d'adaptation au changement climatique : sciaccarello, vidoc, floréal, marsanne et souvignier gris.

D’après le cahier des charges officiel de l’appellation.

Les cépages

Variétés d'adaptation au climat

Autorisées à titre expérimental, sous convention entre le vigneron, l'organisme de défense de l'appellation et l'INAO, sur une petite part du vignoble.

Cahier des charges en vigueur homologué le 08/06/2026

Raisin noirRaisin blanc

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