Cépage

Optima

Un blanc du Palatinat qui mûrit plus tôt que presque tous les autres, longtemps planté pour enrichir les vins d'assemblage allemands.

Couleur du raisin
Raisin blanc
Aujourd’hui
Rare
Autres noms
Gf. 33-13-113, Geilweilerhof 33-13-113, Optima 113

Origine et parenté

L'optima est un cépage blanc né en Allemagne, à l'institut de sélection de la vigne du Geilweilerhof, à Siebeldingen, dans le Palatinat. Peter Morio l'a croisé en 1930, et Bernhard Husfeld a poursuivi le travail. L'obtention est parfois datée de 1933.

Ses parents sont un croisement de sylvaner et de riesling, et le müller-thurgau. L'analyse ADN a confirmé cette parenté.

Son histoire

Son nom vient du latin et veut dire « la meilleure ». La variété est protégée en 1970 et inscrite au catalogue des variétés en 1971.

L'optima débourre tard et craint peu le gel. Cela l'a rendu populaire sur la Moselle. Il atteint aussi sans peine de hauts degrés de sucre. On l'a donc beaucoup utilisé pour relever les vins d'assemblage bon marché, surtout en Hesse rhénane et sur la Moselle.

En Allemagne, il couvre 402 hectares en 1977 et 514 hectares en 1981. Il recule ensuite, comme beaucoup de croisements blancs allemands. Il ne reste que 349 hectares en 1994, 102 hectares en 2004 et à peine 75 hectares en 2007. De petites parcelles existent aussi en Autriche, en Suisse, en Hongrie, au Canada, au Brésil et en Afrique du Sud. En Belgique, il est autorisé dans les appellations flamandes Hageland et Haspengouw.

Dans le verre

Le vin est jaune vert et élégant. Son parfum rappelle le riesling, mais il a moins d'acidité. Même les petites années, il atteint en général le niveau de la spätlese.

L'optima mûrit très tôt, avant même le müller-thurgau. Il pousse dans des sites pauvres où le riesling mûrit mal. Il craint la pourriture grise et donne de faibles rendements. Il a servi de parent à l'orion.

Surfaces relevées dans le monde

  • Allemagne 402 ha en 1977, 433 ha en 1978, 466 ha en 1979, 514 ha en 1981, 507 ha en 1982, 507 ha en 1983, 503 ha en 1984, 499 ha en 1985, 493 ha en 1986, 481 ha en 1987, 471 ha en 1988, 424 ha en 1989, 386 ha en 1991, 380 ha en 1992, 360 ha en 1993, 349 ha en 1994, 331 ha en 1995, 310 ha en 1996, 292 ha en 1997, 266 ha en 1998, 239 ha en 1999, 219 ha en 2000, 183 ha en 2001, 182 ha en 2002, 184 ha en 2003, 102 ha en 2004

Relevés réunis par le Vitis International Variety Catalogue (VIVC, institut Julius Kühn). Chaque chiffre porte l'année de son recensement.

Les appellations qui l’autorisent (31)

Allemagne

Belgique

Royaume-Uni

Sources

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