IGP

Charentais

Le vin de Charente, né dans l'ombre du Cognac et devenu une production à part entière.

Région
Charentes & Cognac
Pays
France
Protégée depuis
09/12/1983
Superficie du vignoble
environ 1 500 hectares
Couleurs et styles
Blanc, Rouge, Rosé
Dossier européen
PGI-FR-A1196

Le terroir

La totalité de la Charente et de la Charente-Maritime, à la limite nord du bassin aquitain, des abords de l'estuaire de la Gironde au sud jusqu'au marais poitevin au nord, et de l'océan Atlantique aux premiers contreforts du Massif central. Le fleuve Charente traverse une succession de plaines au relief peu marqué. Cépages : ugni blanc, colombard, folle blanche, montils, chardonnay, sauvignon, chenin, merlot, cabernet franc, cabernet-sauvignon, cot, gamay, mourvèdre, négrette, pinot noir, alicante Henri Bouschet, arinarnoa, arriloba, chasan, egiodola, jurançon noir, muscadelle.

L’appellation

Il y a de la vigne en Charente depuis la fin du IIIe siècle, quand les Gaulois obtiennent le privilège d'en posséder et de faire du vin ; elle prend son essor au Moyen Âge, dès 1152, sous l'impulsion d'Aliénor d'Aquitaine. Mais depuis le XVIIe siècle, tout le vignoble est tourné vers la distillation.

L'IGP Charentais est née de ce voisinage. Un travail de sélection des cépages et l'acquisition de savoir-faire œnologiques en ont fait une production autonome, et non plus un sous-produit du Cognac. Les vins, quelle que soit leur couleur, sont marqués par le fruit et par une certaine fraîcheur. Les rouges sont légers, sur les fruits rouges et les fruits mûrs, parfois épicés, avec des tanins souples. Les blancs et rosés jouent les agrumes.

Quatre dénominations peuvent s'ajouter au nom : Île de Ré, Île d'Oléron, Saint-Sornin, Charente. À boire jeune, à 10 °C pour les blancs et rosés, 15 °C pour les rouges.

Histoire et évolutions

Les premières traces d'un vignoble à vin en Charentes remontent à la fin du IIIe siècle, quand les Gaulois obtiennent le privilège de posséder des vignes et de produire du vin, en Saintonge. Le vignoble s'épanouit vraiment à partir de 1152, sous l'impulsion d'Aliénor d'Aquitaine et du futur roi d'Angleterre Henri II Plantagenet, pour répondre à la demande de la noblesse anglaise, danoise et norvégienne. Aux XIIIe et XIVe siècles, des cépages plus qualitatifs comme le colombard sont plantés pour les vins blancs.

Au XVIIe siècle, la qualité des vins de la région est reconnue, par le chirurgien Étienne Thevet en 1603, puis par Olivier de Serres en 1629. Cet essor entraîne une surproduction, distillée dès le début du siècle : c'est l'origine du Cognac. Deux siècles plus tard, le vignoble charentais atteint 100 000 hectares. Après le phylloxéra, en 1875, la surface en vins tranquilles chute de 85 % et tombe à 8 000 hectares en 1894. Elle ne retrouvera jamais son niveau antérieur, et le vignoble reconstitué se tourne vers le Cognac.

À partir de 1973, les difficultés du marché du Cognac poussent les viticulteurs à diversifier. Les vins tranquilles de qualité sont reconnus par décret le 5 mars 1981 sous le nom de « Vin de Pays Charentais », sur 2 000 hectares. Les producteurs partent des cépages blancs en place, ugni blanc et colombard, puis choisissent des cépages plus aromatiques, sauvignon, chardonnay, chenin. Dès 1985, la production se décline dans les trois couleurs, avec des cépages rouges plus nobles, merlot, cabernet-sauvignon, cabernet franc, gamay, pinot noir.

Île de Ré et Saint-Sornin sont reconnues en 1992, puis Île d'Oléron en 1999. En 2010, la production compte 37 % de blancs, autant de rouges et 26 % de rosés.

D’après le cahier des charges officiel de l’appellation.

Les cépages

Cahier des charges en vigueur homologué le 12/10/2021

Raisin noirRaisin blancRaisin gris

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