Cépage

Neuburger

Un blanc autrichien des bords du Danube, né d'un fagot de sarments repêché selon la légende, aux vins amples et aux notes de noisette.

Couleur du raisin
Raisin blanc
Aujourd’hui
Largement planté
Autres noms
Neuburské, Weisser Neuburger, Burgrebe, Neue Rebe, Fehér Neuburgi, Ujvári, Neuburgovac, Novogradski, Brubler, Brugler, Neuburg, Neuburger Weisser

Origine et parenté

Le neuburger est un cépage blanc autochtone d'Autriche. Il est né d'un croisement naturel entre le roter veltliner et le silvaner. On l'a longtemps donné pour un croisement de pinot blanc et de silvaner, mais l'analyse génétique retient le roter veltliner.

Il est très probablement né le long du Danube. On le dit souvent originaire de la Wachau. Une recherche plus récente juge cette origine possible, mais pas forcément probable, et la situe plus en aval sur le fleuve.

Son histoire

La légende raconte que vers 1850, deux vignerons et bateliers, Franz Machherndl et Christoph Ferstl, repêchent un fagot de sarments dans le Danube près d'Oberarnsdorf, en Wachau. Ils le plantent. Quelques années plus tard, on en tire le premier vin. Sa maturité précoce séduit les vignerons. La vigne gagne Spitz et la colline du château, d'où le nom de Burgrebe, puis Neuburger. En 1928, l'inspecteur Josef Löschnig rattache plutôt le nom à un remorqueur du Danube baptisé « Korneuburg ».

En 1895, le directeur de l'école de viticulture de Krems signale une prétendue nouvelle variété à Spitz. On peut admettre que le cépage était déjà dans les vignes de la Wachau en 1860. Au début du XXe siècle, Franz Kober, de Klosterneuburg, et Franz Schwabl, de Baden, le promeuvent.

En 1935, un monument au neuburger est érigé à Arnsdorf, à l'initiative de Josef Löschnig. Il abrite une cave d'environ 300 bouteilles. Les nazis le dynamitent en mai 1941. Seules 35 bouteilles survivent à la guerre. Un nouveau monument est inauguré en 1983 au même endroit. Il est remplacé en 1999 par une réplique du premier.

L'Autriche en comptait 1 513 hectares en 1988 et 1 093 hectares en 1999. Les surfaces baissent ensuite de 40,4 % de 1999 à 2009. Il n'en reste que 507 hectares en 2015, surtout en Basse-Autriche et dans le Burgenland. La Tchéquie en cultivait 795 hectares en 1990, sous le nom de neuburské. Partout, les surfaces reculent à cause d'une maladie qui affaiblit les ceps et les fait mourir. Le neuburger souffre aussi de la concurrence du grüner veltliner.

Dans le verre

Il donne des vins puissants, amples et doux, au goût plutôt neutre. Jeunes, ils sont épicés et floraux. Avec l'âge, ils prennent des notes de noisette. Vendangé tard, il donne des vins lourds, peu acides, au parfum de noisette qui rappelle les vins de Bourgogne. Ils manquent parfois de fraîcheur.

À la vigne, il pousse avec vigueur. Il supporte les terrasses sèches et pauvres et les sols calcaires. Ses rendements sont moyens et irréguliers. Il craint le gel d'hiver et plus encore les gelées de printemps. Ses grappes serrées le rendent très sensible à la pourriture grise.

Surfaces relevées dans le monde

  • Autriche 1 513 ha en 1988, 1 094 ha en 1999
  • Tchéquie 796 ha en 1990

Relevés réunis par le Vitis International Variety Catalogue (VIVC, institut Julius Kühn). Les chiffres de 2015 viennent de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), arrondis au millier d'hectares. Chaque chiffre porte l'année de son recensement.

Les appellations qui l’autorisent (47)

Autriche

Croatie

Roumanie

Slovaquie

Slovénie

Tchéquie

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Sources

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