Cépage

Kerner

Un blanc allemand né en 1929 du trollinger et du riesling, baptisé d'après un poète souabe, qui a connu la gloire puis le reflux.

Couleur du raisin
Raisin blanc
Aujourd’hui
Largement planté
Autres noms
Weißer Herold, Herold weiß, Herold Triumpf, Weinsberg S 25-30, We S 2530, Kerner bijeli

Origine et parenté

Le kerner est un croisement allemand. August Herold l'a obtenu en 1929 à Lauffen am Neckar, dans une antenne de l'institut d'État de Weinsberg. Il a croisé le trollinger, un cépage rouge, et le riesling. L'analyse génétique confirme ces deux parents.

Son histoire

On l'appelle d'abord le herold blanc. Il est ensuite rebaptisé en l'honneur de Justinus Kerner, poète et médecin souabe qui vécut à Weinsberg. Le cépage obtient sa protection en 1969 et entre la même année dans la liste des variétés.

Le succès est rapide. Le Haut-Adige l'accueille au début des années 1970 et lui ouvre une DOC en 1993. En 1974, on découvre une mutation du kerner, le kernling. En Allemagne, il passe de 3 374 hectares en 1977 à 7 826 en 1992. Vers 1995, c'est le troisième cépage du pays, après le riesling et le müller-thurgau.

Puis vient le reflux, comme pour les autres croisements blancs récents. Il retombe à 6 828 hectares en 1999, puis à 2 150 en 2021. Son image de « nouveau croisement » lui nuit. L'institut de Weinsberg a lancé la ligne « Justinus K. » pour le remettre en valeur. Hors d'Allemagne, il pousse aussi sur l'île d'Hokkaido, au Japon, qui en comptait 357 hectares en 2009.

Dans le verre

Il débourre tard, ce qui lui évite les gelées de printemps, et résiste bien au froid de l'hiver. Il est très productif. Il pousse dans des situations moins favorables que le riesling.

Dans le verre, il lui ressemble pourtant : un vin vif et fruité, mais moins acide et plus ample. Son bouquet a souvent une touche musquée.

Surfaces relevées dans le monde

  • Afrique du Sud 54 ha en 1992
  • Allemagne 3 374 ha en 1977, 3 863 ha en 1978, 4 372 ha en 1979, 4 051 ha en 1980, 5 784 ha en 1981, 6 121 ha en 1982, 6 436 ha en 1983, 6 710 ha en 1984, 6 960 ha en 1985, 7 138 ha en 1986, 7 268 ha en 1987, 7 409 ha en 1988, 7 691 ha en 1989, 7 667 ha en 1991, 7 826 ha en 1992, 7 747 ha en 1993, 7 704 ha en 1994, 7 560 ha en 1995, 7 412 ha en 1996, 7 263 ha en 1997, 7 067 ha en 1998, 6 828 ha en 1999, 6 543 ha en 2000, 6 050 ha en 2001, 5 959 ha en 2002, 5 053 ha en 2003, 4 607 ha en 2004
  • Canada 3,6 ha en 1991 (Ontario)
  • Italie 34 ha en 1982
  • Japon 357 ha en 2009
  • Suisse 18 ha en 2008

Relevés réunis par le Vitis International Variety Catalogue (VIVC, institut Julius Kühn). Chaque chiffre porte l'année de son recensement.

Les appellations qui l’autorisent (105)

Allemagne

Belgique

Croatie

Hongrie

Italie

Pays-Bas

Royaume-Uni

Slovénie

Tchéquie

Sources

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