Cépage

Chasselas

Cépage roi de Suisse romande depuis des siècles, le chasselas a aussi été planté puis abandonné dans le vignoble français.

Couleur du raisin
Raisin blanc
Aujourd’hui
Rare
Autres noms
Fendant, Gutedel, Perlan, Chasselas doré

Origine et parenté

L'origine du chasselas reste incertaine. On l'a dit importé d'Égypte ou de Turquie, d'autres originaire de Bourgogne ou de Suisse. Les analyses génétiques rendent l'hypothèse orientale improbable.

Des études publiées en 2009 par un laboratoire de l'université de Dieppe le rapprochent des vieux cépages de l'arc alpin. Elles concluent qu'il vient vraisemblablement de l'arc lémanique, plus précisément du canton de Vaud, où sa diversité de formes était la plus grande au XIXe siècle.

Son histoire

Les premières mentions écrites du chasselas remontent à 1612, dans l'ouvrage Historia Plantarum Universalis de Bauhin, où il porte les noms de fendant ou de lausannois. Le nom chasselas lui-même n'apparaît qu'en 1654, dans un livre de Nicolas de Bonnefons, probablement en référence à la commune de Chasselas en Bourgogne.

En Suisse, le cépage devient rapidement majoritaire dans les vignobles de Vaud et du Valais. Le nom fendant y est attesté dès 1716. En Valais, il obtient une appellation protégée en 1966 sous ce nom.

En France, le chasselas de Moissac obtient l'appellation d'origine contrôlée en 1971, pour le raisin de table. En vin, il a aussi été planté dans le Cher après le phylloxéra : au syndicat viticole créé en 1890 à Menetou-Salon, les vignerons replantent notamment des pieds de chasselas aux côtés du sauvignon et du pinot noir. Le cépage a depuis disparu de l'encépagement retenu pour cette appellation.

Les surfaces françaises reculent nettement : 24 400 hectares en 1958, 11 040 en 1988, 958 en 2018. Même en Suisse, où il reste le premier cépage blanc, le chasselas est en perte de vitesse depuis les années 1980 au profit du pinot gris, du chardonnay et des cépages rouges.

Dans le verre

Le chasselas donne un vin sec et léger, de couleur jaune clair, parfois légèrement perlant. Les vins obtenus sont assez fins mais souvent neutres au niveau aromatique et manquent parfois d'acidité. La pellicule est fine, la pulpe souple et juteuse, ce qui explique aussi son usage en raisin de table.

À la vigne, il peut être conduit en taille longue ou courte. Il est parfois sujet au millerandage et sensible à la carence en magnésium sur les sols riches en potassium. Il redoute surtout l'oïdium, l'excoriose et l'eutypiose, mais résiste bien à la pourriture grise et aux acariens.

Surfaces plantées en France

  1. 1958 24 400 ha
  2. 1988 11 040 ha
  3. 1998 3 595 ha
  4. 2008 2 615 ha
  5. 2018 958 ha
  6. 2025 572 ha

Relevés du catalogue officiel des variétés de vigne (Pl@ntGrape, IFV, INRAE, Institut Agro).

Le chiffre de 2025 vient du casier viticole tenu par les douanes (Observatoire de la viticulture française, FranceAgriMer).

Surfaces relevées dans le monde

  • Daghestan 102 ha en 2001
  • Russie 438 ha en 2001 (Kuban)

Relevés réunis par le Vitis International Variety Catalogue (VIVC, institut Julius Kühn). Les chiffres de 2015 viennent de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), arrondis au millier d'hectares. Chaque chiffre porte l'année de son recensement.

Les appellations qui l’autorisent (107)

France

Allemagne

Belgique

Bulgarie

Hongrie

Portugal

Royaume-Uni

Slovénie

Sources

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