Cépage

Müller-Thurgau

Croisement allemand de 1882 longtemps cru issu du riesling et du sylvaner, le müller-thurgau reste discret mais reparaît en France.

Couleur du raisin
Raisin blanc
Aujourd’hui
Remis en culture
Autres noms
Rivaner, Riesling-Sylvaner, Rizlingszilváni, Rizvanac, Rizvanec

Origine et parenté

Le müller-thurgau a été obtenu en 1882 par Hermann Müller en Allemagne. D'après les analyses génétiques, il vient d'un croisement entre le riesling et la madeleine royale.

On l'a longtemps cru issu du riesling et du sylvaner, une hypothèse qui a donné plusieurs de ses autres noms. Des tests génétiques ont depuis établi qu'il s'agit en réalité d'un croisement intraspécifique entre le riesling et la madeleine.

Son histoire

Le cépage est né d'un semis réalisé en 1882 par le professeur de viticulture Hermann Müller, originaire de Thurgovie. Il a d'abord été essayé dans toutes les régions d'Allemagne à partir de 1930, mais sa surface ne devient vraiment importante qu'après la Seconde Guerre mondiale. À partir de 1970, il y devient le cépage le plus cultivé, avant d'être détrôné par le riesling dans les années 1990.

En France, il reste marginal. Il couvrait 57 hectares en 1958 et 60 en 1979, puis la surface s'effondre à 4 hectares en 2000. Elle remonte ensuite à 20 hectares en 2018.

Ce regain se voit dans des vignobles qui cherchent à diversifier leur encépagement. En Moselle, après la crise du phylloxéra et l'annexion allemande, les producteurs ont replanté un encépagement varié comprenant le müller-thurgau, aux côtés du pinot noir, du pinot gris, de l'auxerrois, du pinot blanc, du riesling, du gewurztraminer et du gamay. Dans le Calvados, où le vignoble avait disparu, le müller-thurgau fait partie des cépages replantés depuis la renaissance de 1995.

Dans le verre

Les grappes et les baies sont petites ou petites à moyennes. En France, où il est peu cultivé, le müller-thurgau donne des vins aromatiques, assez alcooliques mais peu acides, souvent lourds et manquant de finesse.

À la vigne, il est assez vigoureux, sensible à la chlorose et préfère les sols riches. Son cycle très court le rend adapté aux zones froides ou de montagne, mais sa résistance au froid hivernal reste moyenne. Il craint aussi le mildiou et la pourriture grise.

Surfaces plantées en France

  1. 1958 57 ha
  2. 1968 59 ha
  3. 1979 60 ha
  4. 1988 12 ha
  5. 2000 4 ha
  6. 2008 5 ha
  7. 2018 20 ha

Relevés du catalogue officiel des variétés de vigne (Pl@ntGrape, IFV, INRAE, Institut Agro).

Surfaces relevées dans le monde

  • Afrique du Sud 4,6 ha en 1992
  • Allemagne 20 832 ha en 1973, 22 102 ha en 1974, 22 970 ha en 1975, 23 724 ha en 1976, 24 148 ha en 1977, 24 465 ha en 1978, 24 002 ha en 1979, 23 983 ha en 1980, 24 114 ha en 1981, 23 190 ha en 1982, 23 278 ha en 1983, 23 606 ha en 1984, 23 553 ha en 1985, 23 319 ha en 1986, 23 012 ha en 1987, 22 634 ha en 1988, 22 453 ha en 1989, 24 787 ha en 1992, 24 405 ha en 1993, 24 087 ha en 1994, 23 489 ha en 1995, 22 757 ha en 1996, 22 069 ha en 1997, 21 450 ha en 1998, 20 667 ha en 1999, 20 024 ha en 2000, 18 555 ha en 2001, 18 336 ha en 2002, 16 078 ha en 2003, 14 982 ha en 2004
  • Autriche 5 237 ha en 1988, 3 289 ha en 1999
  • Italie 498 ha en 1982
  • Luxembourg 601 ha en 1989
  • Nouvelle-Zélande 1 083 ha en 1994
  • Royaume-Uni 112 ha en 1999
  • Russie 342 ha en 2001 (Kuban)
  • Suisse 893 ha en 1991
  • Tchéquie 3 500 ha en 1990

Relevés réunis par le Vitis International Variety Catalogue (VIVC, institut Julius Kühn). Chaque chiffre porte l'année de son recensement.

Les appellations qui l’autorisent (230)

France

Allemagne

Autriche

Belgique

Bulgarie

Chypre

Croatie

Etats-Unis

Hongrie

Italie

Luxembourg

Pays-Bas

Portugal

Royaume-Uni

Slovaquie

Slovénie

Tchéquie

Sources

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